Sommaire (8 parties)
En bref. Au diplôme national du brevet (DNB), que passent les élèves de 3e des établissements français du réseau AEFE, l’épreuve d’histoire-géographie-EMC dure 2 heures (coefficient 2). Pour la session 2027 : une analyse de documents (15 points), un développement construit d’au moins 30 lignes (18 points) et un exercice graphique (7 points) en histoire-géographie, puis une sous-épreuve d’EMC notée sur 20 ; toutes les réponses se rédigent. Méthode : connaître le programme de 3e et ses repères, s’entraîner à rédiger, relire.
Une situation type : un mardi soir, un élève de 3e ouvre son cahier d’histoire. Son professeur a donné un sujet d’entraînement pour la fin de la semaine : montrer, en un développement construit d’au moins 30 lignes, que les civils et les militaires subissent des violences extrêmes pendant la Première Guerre mondiale. Il relit la consigne plusieurs fois, ne sait pas par où commencer et finit par écrire quelques lignes confuses. Vous reconnaissez la situation ? Le brevet d’histoire-géo n’est pas une épreuve de mémoire pure : c’est une épreuve de méthode. Et cette méthode s’apprend.
Cet article s’adresse aux élèves de 3e des établissements français au Maroc (réseau AEFE), et à leurs parents. Selon l’AEFE, les élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger passent le diplôme national du brevet (DNB) à la fin du collège (examens et diplômes) : c’est cet examen qui est traité ici, dans sa version de la session 2027. L’article ne traite pas de l’examen régional marocain de 3e année du collège, qui a sa propre épreuve d’histoire-géographie (les « sociales »), sur le programme marocain ; pour cet examen, voir notre guide du brevet marocain. Vous trouverez ici les structures attendues pour les deux exercices clés, le développement construit et l’analyse de documents, des plans-types sur les sujets qui reviennent, et les pièges à éviter. Pour la partie sciences du DNB, voir aussi notre article physique-chimie au brevet : les notions qui reviennent.
Mis à jour le 17 octobre 2026 : l’article décrivait l’épreuve d’avant 2026, notée sur 50 points, et prenait sa partie d’EMC pour une partie de repères ; il suit désormais la définition de la session 2027 : histoire-géographie sur 40 points et EMC sur 20, développement construit d’au moins 30 lignes, réponses toutes rédigées, sujets sur le programme de 3e, épreuve le 25 juin 2027 en métropole (ministère de l’Éducation nationale, notes de service du 11 septembre 2026 et calendrier du 25 août 2026 ; Éduscol, sujet de référence, 2026). Les sujets fréquents sont recomptés sur les 59 sujets officiels de 2018 à 2026 : la Ve République, jamais donnée, et la mondialisation, au programme de 4e, cèdent la place aux aires urbaines et aux territoires ultramarins (Éduscol, annales 2018-2025 ; ministère de l’Éducation nationale, sujets 2026). Retirés : des points « automatiques », un nombre de dates sans source et une promesse de mention ; l’élève nommé de l’introduction devient une situation type, et le conseil sur la répétition espacée est désormais sourcé (Dunlosky et al., 2013).
La structure de l’épreuve d’histoire-géo
Selon le ministère français de l’Éducation nationale, l’épreuve d’histoire-géographie-EMC du brevet 2027 dure 2 heures : histoire-géographie sur 40 points, EMC sur 20, réponses toutes rédigées.
Ce format est fixé par la note de service du 11 septembre 2026, publiée au Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026. L’épreuve compte deux sous-épreuves, que vous traitez à la suite, sans pause.
1. Histoire-géographie (coefficient 1,5), notée sur 40 points puis ramenée sur 20 :
- Exercice 1 : analyser et comprendre des documents (15 points). Un ou deux documents d’histoire ou de géographie, parfois accompagnés d’une image. Les questions viennent en trois temps : des repères chronologiques ou spatiaux, des informations à prélever dans les documents, puis des questions d’analyse, qui peuvent demander l’intérêt et les limites d’un document.
- Exercice 2 : maîtriser différents langages (25 points). Un développement construit qui répond à une question d’histoire ou de géographie (18 points, au moins 30 lignes en série générale), puis un exercice graphique (7 points) : croquis, schéma ou frise chronologique.
2. Enseignement moral et civique (coefficient 0,5), noté sur 20 points. Une situation pratique ou une thématique, appuyée sur un ou deux documents. Les questions vérifient que vous savez reconnaître les valeurs et les principes de la République en jeu, puis défendre un point de vue réfléchi et argumenté.
Ce qui change en 2027 : tout se rédige. Une réponse courte tient en une ou deux phrases ; l’énoncé indique quand une réponse plus développée est attendue, avec un nombre indicatif de lignes. La langue est notée : 2 points dans l’analyse de documents, 2 des 18 points du développement construit, 2 points en EMC. En 2026, une réponse courte pouvait encore se limiter à un mot, une expression ou une citation. Le sujet de référence publié sur Éduscol montre le niveau attendu : réponses d’une à deux phrases rédigées, une réponse d’au moins quatre phrases, un développement construit d’au moins 30 lignes sur les espaces de faible densité, une carte à compléter, puis une sous-épreuve d’EMC sur la désinformation.
Le programme. À partir de la session 2027, les sujets portent sur le programme de la classe de 3e (à défaut, sur celui du cycle 4). En histoire-géographie, le programme suivi en 3e en 2026-2027 reste celui du cycle 4 (Bulletin officiel n° 31 du 30 juillet 2020). Ses thèmes de 3e sont, en histoire, les guerres totales (1914-1945), le monde depuis 1945 et la République repensée ; en géographie, les dynamiques territoriales de la France, l’aménagement du territoire, la France et l’Union européenne. En EMC, le programme en vigueur en 3e depuis la rentrée 2026 est celui du Bulletin officiel n° 24 du 13 juin 2024 (Éduscol, programmes du cycle 4).
Dans la note finale. Pour un élève scolarisé, le brevet combine les épreuves finales (60 %) et la moyenne des moyennes annuelles de 3e (40 %). L’histoire-géographie-EMC a le même coefficient que le français, les mathématiques, les sciences et l’oral : 2. Sa moyenne de l’année compte aussi dans les 40 %.
Le calendrier. En métropole, l’épreuve aura lieu le vendredi 25 juin 2027, de 8 h à 10 h (heure de Paris), entre le français, le 24, et les sciences et les mathématiques, le 28 (calendrier officiel, Bulletin officiel spécial n° 2 du 25 août 2026). À l’étranger, l’établissement confirme ses dates.
Conseils stratégiques :
- Lire tout le sujet avant d’écrire, les deux sous-épreuves comprises, et repérer les consignes de longueur (une ou deux phrases, au moins quatre phrases, au moins 30 lignes).
- Répartir les 2 heures selon le barème. L’histoire-géographie pèse trois fois plus que l’EMC (coefficients 1,5 et 0,5). À titre indicatif : une trentaine de minutes pour l’analyse de documents, une quarantaine pour le développement construit, un quart d’heure pour l’exercice graphique, une demi-heure pour l’EMC et cinq minutes pour relire.
- Ne laisser aucune partie blanche : l’exercice graphique vaut 7 points, et l’EMC a sa propre note sur 20.
- Garder du temps pour relire : l’orthographe, la construction des phrases et le vocabulaire sont notés.
Une erreur revient souvent dans nos accompagnements : commencer par le développement construit, s’y enliser et manquer de temps pour la suite.
Le développement construit : structure attendue
Selon le ministère français de l’Éducation nationale, le développement construit du brevet 2027 compte au moins 30 lignes en série générale et vaut 18 des 40 points d’histoire-géographie.
C’est l’exercice qui fait peur, et c’est aussi celui qui rapporte le plus de points : 18, dont 2 pour la qualité de la rédaction (note de service du 11 septembre 2026). En série professionnelle, le minimum est de 20 lignes.
Définition : un développement construit est un texte argumenté et structuré qui répond à une question d’histoire ou de géographie. Pas de plan apparent (pas de I., II., III.), mais des paragraphes clairs et reliés. Le sujet propose souvent une liste de mots pour vous aider : servez-vous-en pour bâtir votre plan.
Structure-type en trois paragraphes :
Introduction (4-5 lignes) :
- Présenter le sujet (de quoi on va parler, dans quel contexte, à quelle époque ou à quelle échelle)
- Reformuler la question et annoncer brièvement le plan (« Nous verrons d’abord X, puis Y, enfin Z »)
Développement en trois paragraphes (8 lignes environ chacun) :
- Chaque paragraphe traite une idée principale (un aspect du sujet)
- Commence par une phrase d’idée principale claire
- Apporte 2-3 arguments / exemples / faits pour étayer
- Cite des dates précises ou des lieux quand c’est possible
- Se termine par une transition vers le paragraphe suivant
Conclusion (3-4 lignes) :
- Répondre clairement à la question posée
- Ouvrir sur un sujet proche ou un prolongement
Total : un peu plus de 30 lignes. C’est un minimum, pas un objectif : la longueur doit venir des idées, des exemples et des dates, pas des répétitions.
Notre vidéo Développement construit en histoire-géo montre la méthode pas à pas, avec des exemples. Elle date de 2023 : pour la session 2027, gardez en tête la longueur minimale de 30 lignes et la rédaction de toutes les réponses.
Plan-type pour les sujets fréquents
Dans les 59 sujets officiels de série générale publiés de 2018 à 2026, toutes zones et sessions confondues, le développement construit a porté 30 fois sur l’histoire et 29 fois sur la géographie (annales sur Éduscol, sujets 2026 du ministère). Les thèmes les plus souvent donnés : les aires urbaines (9 fois), les territoires ultramarins (7), la France défaite et occupée, entre régime de Vichy et Résistance (6), l’entre-deux-guerres, entre démocraties fragilisées et régimes totalitaires (6), la guerre froide (5) et les espaces de faible densité (5). La Ve République, pourtant au programme, n’a pas été donnée sur cette période.
Voici cinq plans-types sur des thèmes déjà donnés plusieurs fois, trois en histoire et deux en géographie. Ce sont des trames de révision : le jour de l’épreuve, le plan suit la consigne exacte (« montrez que… », « décrivez et expliquez… »).
Sujet 1 : La Première Guerre mondiale
Plan en 3 paragraphes :
- Les soldats dans une guerre de masse (mobilisation, tranchées, armes nouvelles, Verdun en 1916, témoignages des poilus)
- Les civils mobilisés et touchés (économie de guerre, travail des femmes, propagande, violences contre les civils, génocide des Arméniens en 1915)
- Des sociétés bouleversées (bilan humain, révolution bolchevique de 1917, traité de Versailles en 1919, effondrement des empires, naissance de la SDN)
Dates clés à citer : 1914 (déclenchement), 1915 (génocide des Arméniens), 1916 (Verdun), 1917 (révolution bolchevique), 1918 (armistice), 1919 (traité de Versailles).
Déjà donné : les violences extrêmes subies par les civils et les militaires (métropole, session de remplacement 2020), les violences du front (étranger, groupe 1, 2021).
Sujet 2 : La Seconde Guerre mondiale
Plan en 3 paragraphes :
- Une guerre mondiale (1939 invasion de la Pologne, 1940 défaite de la France, 1941 entrée en guerre de l’URSS et des États-Unis, 1944 débarquement en Normandie)
- Une guerre d’anéantissement (violences de masse contre les civils, génocides des Juifs et des Tsiganes, bombardements, Hiroshima et Nagasaki en 1945)
- La France défaite et occupée (régime de Vichy et collaboration, Résistance intérieure et France libre, Libération en 1944)
Dates clés : 1939, 18 juin 1940 (appel du général de Gaulle), 1944 (débarquement, Libération), 8 mai 1945 (capitulation de l’Allemagne nazie), 1945 (Hiroshima, création de l’ONU).
Déjà donné : la Seconde Guerre mondiale comme guerre d’anéantissement (Nouvelle-Calédonie, 2025) ; les caractéristiques du régime de Vichy et la lutte de la Résistance pour rétablir la République (métropole, 2026).
Sujet 3 : La guerre froide
Plan en 3 paragraphes :
- Naissance d’un monde bipolaire (1945-1947, opposition États-Unis/URSS, rideau de fer)
- Crises et conflits (Berlin en 1948 et 1961, Cuba en 1962, Vietnam, course à l’espace)
- Fin et héritage (chute du mur de Berlin en 1989, dissolution de l’URSS en 1991, monde multipolaire)
Dates clés : 1947 (doctrine Truman), 1961 (mur de Berlin), 1989 (chute du mur), 1991 (dissolution de l’URSS).
Déjà donné : les différentes formes de l’affrontement, idéologique, militaire, culturel ou économique (métropole, session de remplacement 2025 ; étranger, groupe 1, 2026). Quand la consigne porte sur ces formes, préférez un plan thématique : un paragraphe par forme d’affrontement.
Sujet 4 : Les aires urbaines en France
Plan en 3 paragraphes :
- Une France urbaine (depuis une cinquantaine d’années, l’urbanisation a changé les modes de vie et redistribué la population et les activités)
- Des espaces différents (ville-centre, banlieues, couronne périurbaine, étalement urbain)
- Des espaces reliés (mobilités quotidiennes, réseaux de transport, grandes métropoles connectées au reste du monde)
À préparer : une aire urbaine étudiée en classe, avec un schéma simple (centre, banlieues, couronne périurbaine, axes de transport) ; certains sujets proposent d’accompagner le texte d’un schéma légendé.
Déjà donné : l’organisation et les dynamiques d’une aire urbaine (métropole, 2019) ; les formes, les causes et les conséquences de l’étalement urbain (Asie, 2023).
Sujet 5 : Les territoires ultramarins
Plan en 3 paragraphes :
- Des territoires dispersés et éloignés (dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique, loin de l’Hexagone)
- Des contraintes spécifiques (éloignement, insularité sauf en Guyane, risques naturels, inégalités avec l’Hexagone)
- Des aménagements pour les valoriser (ports, aéroports, équipements, tourisme, aides de l’État et de l’Union européenne)
À préparer : un exemple précis étudié en classe (un département ou une collectivité d’outre-mer) et sa localisation sur une carte.
Déjà donné : les problèmes spécifiques des territoires ultramarins et les aménagements pour y remédier (métropole, 2018) ; leur faible intégration dans leur espace régional et les aménagements qui les valorisent (Amérique du Nord, 2022).
D’autres thèmes reviennent aussi, comme les espaces de faible densité, les indépendances ou les régimes totalitaires de l’entre-deux-guerres : ils se préparent de la même manière, avec trois idées, des exemples précis et des repères.
L’analyse de document : méthode
L’analyse de documents évalue votre capacité à lire, comprendre, contextualiser. Pour la session 2027, les questions suivent trois temps : des repères chronologiques ou spatiaux, des informations à prélever dans les documents, puis des questions d’analyse. Voici la méthode en 4 étapes.
Étape 1 : Identifier le document. Avant même de lire le texte ou regarder l’image, repérer :
- Nature (texte, image, carte, graphique, photo, affiche…)
- Auteur (qui l’a produit ?)
- Date (quand ?)
- Source (d’où vient-il ? livre, journal, archive…)
- Sujet général (de quoi ça parle ?)
Cette identification sert dans toutes les questions, en particulier quand on vous demande l’intérêt ou les limites d’un document.
Étape 2 : Lire avec attention. Pour un texte : souligner les noms propres, dates, idées clés. Pour une image : lister les éléments visibles. Pour un graphique : repérer les axes, les unités, les pics et les chutes.
Étape 3 : Répondre aux questions guidées. Les questions vont du plus simple (« qui est l’auteur ? ») au plus complexe (« en quoi ce document illustre-t-il… »). Répondre dans l’ordre, et toujours en phrases : une réponse courte tient en une ou deux phrases complètes, jamais en un mot isolé. Toujours citer le document dans la réponse (« d’après la ligne 5… », « le document montre que… »).
Étape 4 : Contextualiser avec ses connaissances. La dernière question demande souvent de mobiliser le cours au-delà du document, ou de dire ce que le document apporte et ce qu’il ne montre pas (le point de vue de son auteur, ses limites). Dans le sujet de référence publié pour 2027, elle attend une réponse d’au moins quatre phrases.
Pour aller plus loin sur la méthode de prise de notes structurée applicable à l’histoire, voir notre guide méthode Cornell.
Les pièges classiques à éviter
Piège 1 : Recopier le document sans analyser. Dans une question d’analyse, une réponse qui se contente de citer le texte ne répond pas à la consigne. Toujours interpréter : que signifie cette citation ? Pourquoi est-elle importante ? Et pour la session 2027, même un relevé d’informations se rédige, en une ou deux phrases.
Piège 2 : Inventer des dates. Si vous hésitez sur une date précise, ne pas l’inventer. Préférer une formulation prudente : « au début du XXe siècle », « à la fin des années 1940 ».
Piège 3 : Mélanger histoire et géographie. Un sujet d’histoire s’appuie sur des dates, des acteurs et des événements. Un sujet de géographie demande une analyse spatiale : des lieux, des échelles, des exemples localisés. Ne pas confondre les deux logiques.
Piège 4 : Oublier l’introduction et la conclusion. Le développement construit doit être un texte structuré, et l’organisation du propos fait partie de ce qui est noté. Sans introduction ni conclusion, la copie perd sa structure, même si les paragraphes sont bons. Toujours encadrer.
Piège 5 : Surcharger le développement. Allonger le texte en répétant les mêmes idées n’apporte rien : au-delà des 30 lignes demandées, chaque ligne doit apporter une idée, un fait ou une date. Le correcteur préfère la clarté à la quantité.
Piège 6 : Ne pas relire. 2-3 minutes de relecture en fin d’épreuve permettent de corriger les fautes les plus visibles, qui comptent dans la note, et de vérifier que vous avez répondu à TOUTES les questions.
Les repères chronologiques et spatiaux
Les repères ne forment pas une partie à part : ils ouvrent l’analyse de documents (premières questions) et servent dans l’exercice graphique de 7 points (frise, croquis, carte à compléter). Le sujet de référence publié pour 2027 demande par exemple la date de l’appel du général de Gaulle et celle de la capitulation de l’Allemagne nazie, puis de placer sur une carte quatre aires urbaines, deux fleuves et trois massifs montagneux. Cette partie demande de la mémorisation.
Dates à connaître en priorité (programme de 3e) :
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale
- 1917 : révolution bolchevique en Russie
- 1933 : Hitler au pouvoir en Allemagne
- 1936 : Front populaire
- 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale
- 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle
- 1944 : droit de vote des femmes (France), Libération
- 8 mai 1945 : capitulation de l’Allemagne nazie
- 1945 : création de l’ONU, Hiroshima et Nagasaki
- 1947 : doctrine Truman
- 1957 : traité de Rome (CEE)
- 1958 : Ve République
- 1962 : indépendance de l’Algérie
- 1989 : chute du mur de Berlin
- 1991 : dissolution de l’URSS
- 2002 : mise en circulation de l’euro
Repères des années précédentes, utiles pour situer : 1789 (Révolution française), 1804 (sacre de Napoléon), 1848 (abolition de l’esclavage en France), 1870 (guerre franco-prussienne, début de la IIIe République).
Repères géographiques (programme de 3e) : les principales aires urbaines, les fleuves et les grands massifs montagneux de France, les territoires ultramarins, les États de l’Union européenne.
Pour les mémoriser, la répétition espacée et l’auto-test (s’interroger sans regarder ses fiches) sont les deux techniques jugées « très utiles » par la revue de Dunlosky et al. (2013), quand la relecture et le surlignage sont jugés « peu utiles » (Psychological Science in the Public Interest).
Plan de révision sur 4 semaines
Voici un plan de révision possible sur quatre semaines.
Semaine 1 : Diagnostic + bases. Faire un sujet complet sans révision pour cartographier les lacunes : de préférence le sujet de référence publié pour 2027, ou un sujet de 2026, déjà noté sur 40 et 20 points. Identifier 3-4 chapitres qui posent problème.
Semaine 2 : Méthodologie. Travailler les méthodes : analyse de documents, développement construit, exercice graphique (croquis, schéma, frise) et EMC. Relire ses copies corrigées pour repérer ce qui est attendu.
Semaine 3 : Mémorisation des dates et repères. Flashcards quotidiennes (10-15 min) avec répétition espacée. Cartographier mentalement les chapitres principaux.
Semaine 4 : Sujets en conditions réelles. Sujets complets chronométrés, en 2 heures. Les annales d’avant 2026 sont notées sur 50 points et demandent une vingtaine de lignes ; celles de 2026 admettent encore des réponses d’un mot : en les utilisant, visez au moins 30 lignes et rédigez chaque réponse en phrases. Relire ses corrections pour identifier les pertes de points.
Pour un accompagnement de méthode en 3e, voir le coaching scolaire du centre Wizaide, à Marrakech.
En résumé
- Selon le ministère français de l’Éducation nationale, le développement construit du brevet 2027 compte au moins 30 lignes en série générale et vaut 18 des 40 points d’histoire-géographie.
- L’épreuve 2027 : 2 heures, coefficient 2 ; histoire-géographie sur 40 points (analyse de documents 15, développement construit 18, exercice graphique 7), EMC sur 20 ; toutes les réponses se rédigent
- Stratégie temps : lire tout le sujet, répartir les 2 heures selon le barème (environ 1 h 30 pour l’histoire-géographie, 30 minutes pour l’EMC), garder cinq minutes pour relire
- Développement construit : intro + 3 paragraphes structurés + conclusion, un peu plus de 30 lignes
- Sujets donnés de 2018 à 2026 : autant de géographie que d’histoire ; en tête, les aires urbaines (9 fois) et les territoires ultramarins (7)
- 5 plans-types : Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, guerre froide, aires urbaines, territoires ultramarins
- Analyse de doc en 4 étapes : identifier → lire avec attention → répondre dans l’ordre, en phrases → contextualiser
- 6 pièges : recopier sans analyser, inventer des dates, mélanger histoire/géo, oublier intro/conclu, surcharger, ne pas relire
- Repères clés : 1914-18, 1939-45, 1958, 1989 et les autres dates du programme de 3e, à mémoriser par répétition espacée et auto-test
Questions fréquentes
Les réponses qu'on donne le plus souvent au centre.
Combien de temps pour le développement construit au brevet ?
Aucune durée n'est imposée : l'épreuve d'histoire-géographie-EMC dure 2 heures en tout, EMC comprise. À titre indicatif, en répartissant le temps selon le barème (18 points sur les 40 d'histoire-géographie), comptez une quarantaine de minutes : quelques minutes de brouillon (plan, dates, exemples), une trentaine de minutes pour rédiger au moins 30 lignes, puis la relecture.
Faut-il apprendre des dates par cœur pour le brevet ?
Oui. L'analyse de documents commence par des questions sur des repères chronologiques ou spatiaux, et l'exercice graphique (7 points) peut demander de compléter une frise ou un croquis. Priorité aux repères du programme de 3e (1914-1918, 1939-1945, 1958, 1989…). Dans le développement construit, quelques dates justes appuient chaque idée. Ne les inventez pas si vous hésitez : préférez une formulation prudente (« au début du XXe siècle »).
L'analyse de document est-elle plus simple que le développement construit ?
Souvent oui, car les questions sont guidées et la matière est sous vos yeux. Mais c'est aussi là qu'on perd des points en lisant trop vite ou en répondant à côté. Pour la session 2027, toutes les réponses se rédigent, même les plus courtes : une ou deux phrases complètes, pas un mot isolé.
Combien de temps dure l'épreuve ?
2 heures, coefficient 2, pour deux sous-épreuves enchaînées sans pause. Selon le ministère français de l'Éducation nationale, pour la session 2027, l'histoire-géographie est notée sur 40 points puis ramenée sur 20 (coefficient 1,5), et l'EMC sur 20 (coefficient 0,5) (note de service du 11 septembre 2026). Les élèves de 3e des établissements français du réseau AEFE passent ce même diplôme.
Quels sont les deux exercices attendus ?
En histoire-géographie : (1) l'analyse de documents (15 points), avec des questions de repères, de prélèvement d'informations et d'analyse ; (2) un exercice en deux parties (25 points) : un développement construit d'au moins 30 lignes en série générale (18 points), puis un exercice graphique sur croquis, schéma ou frise chronologique (7 points). S'y ajoute la sous-épreuve d'EMC, notée sur 20.
Qu'est-ce qui fait la vraie différence de note ?
D'après nos accompagnements d'élèves de 3e, c'est souvent la structure de la rédaction plus que la quantité de connaissances : un développement construit avec un plan clair, des transitions et des dates précises vaut mieux qu'une accumulation d'informations sans fil conducteur. Pour la session 2027, la langue est aussi notée : 2 points dans l'analyse de documents, 2 dans le développement construit, 2 en EMC.
Combien de dates faut-il connaître par cœur ?
Aucun nombre n'est fixé par les textes. À partir de 2027, les sujets portent sur le programme de 3e : apprenez d'abord ses grands repères (les deux guerres mondiales, la guerre froide, la construction européenne, la Ve République…), puis les dates des exemples étudiés en classe. Les réviser en répétition espacée, avec des cartes ou des fiches, aide à les retenir dans la durée.
Peut-on préparer l'épreuve en autonomie ?
Oui, avec les sujets officiels et un carnet de méthodes personnel. Éduscol publie les annales depuis 2018 et un sujet de référence qui illustre les exigences de 2027 ; le ministère publie les sujets de la session 2026. Les annales d'avant 2026, notées sur 50 points, demandaient une vingtaine de lignes : en les utilisant, visez au moins 30 lignes et rédigez chaque réponse. Faire corriger quelques devoirs par un enseignant aide à repérer ses erreurs de méthode et de langue.
Sources citées
- examens et diplômes · aefe.gouv.fr
- note de service du 11 septembre 2026 · education.gouv.fr
- sujet de référence publié sur Éduscol · eduscol.education.gouv.fr
- Bulletin officiel n° 31 du 30 juillet 2020 · education.gouv.fr
- Éduscol, programmes du cycle 4 · eduscol.education.gouv.fr
- calendrier officiel, Bulletin officiel spécial n° 2 du 25 août 2026 · education.gouv.fr
- annales sur Éduscol · eduscol.education.gouv.fr
- sujets 2026 du ministère · education.gouv.fr
- Psychological Science in the Public Interest · doi.org
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