Les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Écoles) sont des classes post-bac, installées dans des lycées, qui préparent en deux ans aux concours d'entrée des grandes écoles. En France, selon l'Onisep, elles mènent aux écoles d'ingénieurs et de commerce, mais aussi aux écoles normales supérieures (ENS), vétérinaires ou militaires et à l'École des chartes ; on y suit une trentaine d'heures de cours par semaine, avec des devoirs sur table et des colles, ces oraux d'entraînement aux concours.
Filières en France (Onisep) : scientifiques (MPSI, MP2I, PCSI, PTSI, BCPST, et TSI, TPC ou TB pour les bacheliers technologiques), économiques et commerciales (ECG pour les bacheliers généraux, ECT pour les bacheliers STMG) et littéraires (lettres, lettres et sciences sociales, Chartes…). L'admission se fait sur dossier, via Parcoursup : sont examinés les bulletins de Première et de Terminale et les appréciations des professeurs et de l'établissement. Avec le bac marocain aussi, on candidate aux CPGE françaises sur Parcoursup (Campus France Maroc).
Au Maroc, les CPGE publiques relèvent du ministère de l'Éducation nationale et fonctionnent en internat (portail officiel des CPGE). Deux pôles : scientifique et technologique (1re année MPSI, PCSI ou TSI, puis MP, PSI ou TSI), qui prépare au CNC et à des concours de grandes écoles françaises ; économique et commercial (ECS, ECT), qui prépare au CNAEM, le concours des écoles de management comme les ENCG, et à des concours d'écoles de commerce françaises. Aucun redoublement n'est permis en première année.
Selon le ministère de l'Éducation nationale, 4 979 places étaient ouvertes en 2026 en 1re année des CPGE publiques pour les titulaires du bac marocain (note n° 055-26 du 5 juin 2026). La candidature se faisait en ligne du 6 au 22 juin, sur cpge.ac.ma ou depuis l'espace élève Massar. Il faut le bac de l'année avec au moins la mention Assez bien, sauf en Sciences mathématiques, STE et STM, et 21 ans au plus au 31 décembre ; les candidats sont classés au mérite, dans l'ordre de leurs choix. Les élèves marocains titulaires d'un bac étranger des missions, par exemple des lycées français, déposent un dossier examiné par une commission centrale.