L’essentiel
Mis à jour le
- Selon l'AEFE, les mesures de sa réforme entreront en vigueur à la rentrée de septembre 2027, et le système de contributions sera refondu à partir de janvier 2028.
- Pôle Rabat-Kénitra : hausse de la rentrée 2026 ramenée de 7 % à 6 % par une lettre aux familles, selon Bladi (13 mai 2026).
- Selon les consulats de France au Maroc, la première campagne de bourses 2026-2027 s'est close entre le 30 janvier (Rabat) et le 16 février 2026 (Marrakech).
- Selon l'AEFE, la bourse France Excellence-Major s'adresse aux élèves de terminale qui n'ont pas la nationalité française ; son versement suppose la mention très bien au bac.
Sommaire (9 parties)
- Décembre 2025 : que fait payer la réforme aux établissements ?
- Rentrée 2026 : de combien les frais ont-ils augmenté ?
- La mobilisation des parents : qu’a-t-elle changé ?
- Juin 2026 : une nouvelle direction, quel cap pour 2027 ?
- Lire la grille et poser ses questions : que prévoient les textes ?
- Bourses scolaires : qui y a droit, et que couvrent-elles ?
- Bourses 2027-2028 : quand déposer son dossier au Maroc ?
- L’Excellence-Major : une bourse pour les études en France, pas pour le lycée
- En résumé
Un soir d’octobre, à Marrakech. Soukaina relit la grille des tarifs de la rentrée 2026 de l’établissement français où sont scolarisés ses enfants, Idriss, en 5e, et Rania, en CM1. Dans le groupe des parents, les messages s’enchaînent : réforme de l’AEFE, pensions, nouvelle hausse en 2027. Elle voudrait surtout comprendre trois choses : pourquoi les frais montent, si cela va continuer, et si une aide existe. Vous reconnaissez la scène ?
Cet article fait le point, sans prendre parti, sur ce qui a été décidé depuis décembre 2025 et sur ce qui est annoncé pour 2027. Il concerne les établissements du réseau de l’AEFE, ce qu’on appelle souvent au Maroc la « mission française ». Il explique ensuite ce qu’une famille peut faire : lire la grille de son établissement, suivre le conseil d’établissement, demander une bourse. Il ne cite aucun montant : chaque grille dépend de l’établissement, du niveau et, souvent, de la nationalité de l’élève. Pour l’admission elle-même, voyez notre article sur l’inscription dans le réseau AEFE au Maroc.
Décembre 2025 : que fait payer la réforme aux établissements ?
Le 18 décembre 2025, le conseil d’administration de l’AEFE a créé une contribution nouvelle. Les établissements en gestion directe et les établissements conventionnés financent désormais une partie de la « part employeur » des pensions civiles de leurs personnels détachés, c’est-à-dire des cotisations de retraite des fonctionnaires français qui y enseignent ou les dirigent. Les intitulés des délibérations figurent dans le compte rendu de séance publié par le SNES-FSU, un syndicat d’enseignants : les deux textes sur les pensions y sont adoptés à égalité de voix, 17 pour et 17 contre, grâce à la voix prépondérante du président du conseil. Une troisième délibération revoit la participation des établissements partenaires aux frais de fonctionnement du réseau.
Le taux est connu : 35 % de cette charge en 2026, puis 50 % en 2027. Un député l’a rappelé le 9 janvier 2026, en commission des finances de l’Assemblée nationale, pendant l’examen du budget de l’action extérieure de l’État.
Pourquoi les familles sont-elles concernées ? Parce que leurs paiements font vivre ces établissements. L’AEFE l’écrit elle-même : le versement des frais de scolarité dus par les familles « est indispensable au fonctionnement des établissements » (circulaire AEFE n° 1088 du 16 mars 2015). Une dépense nouvelle pèse donc sur les tarifs, ou sur les réserves quand un établissement en a.
Deux lectures s’opposent. Des associations de parents y voient un transfert de charge : pour elles, les pensions civiles sont « une retraite à la charge structurelle de l’État français » (Yabiladi, 6 février 2026). Une source de l’ambassade de France, citée par Yabiladi le 16 février 2026, conteste l’idée que les parents paieraient ces cotisations à la place de l’État, et rappelle que celui-ci prend en charge 33 % du coût réel de chaque élève d’un établissement en gestion directe, quelle que soit sa nationalité.
Rentrée 2026 : de combien les frais ont-ils augmenté ?
Au Maroc, l’effort s’est décidé pôle par pôle. En janvier, la direction générale de l’AEFE évoquait un effort moyen par famille, calculé à l’échelle du réseau mondial pour résorber le déficit de l’Agence d’ici 2029 ; chaque pôle le déclinait ensuite selon sa situation (Hespress, 27 janvier 2026). Les scénarios n’étaient pas les mêmes : à Casablanca, une hausse de 6 % par an sur quatre rentrées, validée par les représentants des parents ; à Rabat, au moins 4 % par an jusqu’en 2029, avec des droits annuels d’inscription.
Ces droits annuels, qui se seraient ajoutés chaque année aux frais de scolarité, n’ont pas été retenus. Selon des sources de l’ambassade citées par Yabiladi le 16 février, il a été décidé de les abandonner « dans tous les pôles ». Au printemps, dans le pôle Rabat-Kénitra, une lettre aux familles a ramené de 7 % à 6 % la hausse prévue pour la rentrée 2026 ; l’Agence a dégagé cette marge en découpant en tranches un chantier immobilier du pôle, et prévenu que les tarifs continueraient d’augmenter (Bladi, 13 mai 2026). Les représentants des parents de Rabat-Kénitra ont jugé ce geste « largement insuffisant » (Bladi, 22 mai 2026).
La grille définitive se lit dans le document du réseau Enseignement français au Maroc (EFM), « Frais de scolarité & DPI – rentrée 2026 ». Pour les établissements en gestion directe, elle comporte deux lignes :
- les droits de première inscription (DPI), dus lors de la première inscription, avec une réduction pour les frères et sœurs inscrits en même temps ;
- les frais de scolarité annuels, qui varient selon le niveau et distinguent les élèves français des élèves d’autres nationalités.
Aucun droit annuel d’inscription n’y figure pour ces établissements. Le paysage est plus varié ailleurs : certains établissements partenaires facturent des frais annuels de réinscription, et des établissements partenaires de Casablanca en annoncent à partir de 2027-2028, pour les élèves inscrits depuis septembre 2026.
La mobilisation des parents : qu’a-t-elle changé ?
La contestation a commencé en janvier. Une association de parents a publié des communiqués les 15 et 20 janvier 2026, et des associations ont lancé une pétition, qui réclamait notamment la transparence budgétaire et une concertation dans chaque établissement (Le360, 22 janvier 2026). Le 27 janvier, une centaine de parents se sont rassemblés à Rabat, devant un établissement, avant le début des cours (Hespress). Le 12 février, des familles ont manifesté à Fès (Bladi, 12 février 2026).
Ce qui a bougé tient en deux points : l’abandon des droits annuels d’inscription dans les établissements en gestion directe, et, dans le pôle Rabat-Kénitra, un point de hausse en moins pour la rentrée 2026, que la presse marocaine attribue à la pression des parents. Ce qui n’a pas bougé : la contribution aux pensions, maintenue, avec son passage à 50 % en 2027.
Juin 2026 : une nouvelle direction, quel cap pour 2027 ?
Selon l’AEFE, les mesures de sa réforme entreront en vigueur à la rentrée de septembre 2027, et le système de contributions sera refondu à partir de janvier 2028.
Alexandre Morois a été nommé directeur général de l’AEFE en juin 2026. Son message de rentrée le rappelle : « moins d’une semaine après ma nomination, j’ai souhaité me rendre sur le terrain, au Maroc ». Il reconnaît aussi que « les familles ont besoin de prévisibilité, notamment concernant les frais de scolarité » (AEFE, message du 1er septembre 2026). La réforme annoncée doit revoir le système de contributions, pour mieux relier ce que paient les établissements aux services qu’ils reçoivent.
Dans un entretien à Lesfrancais.press, il dit vouloir « éviter de transférer à l’avenir, sur les frais d’écolage, donc sur les familles, l’augmentation tendancielle du budget ». Le même article donne le calendrier annoncé : des propositions à la tutelle à l’automne 2026, une adoption par le conseil d’administration en fin d’année, puis une « pleine application à la rentrée 2027 » (Lesfrancais.press, 19 août 2026). C’est une intention, pas un engagement chiffré, et la part des pensions financée par les établissements passe, elle, à 50 % en 2027. Pour une famille, le plus utile est de garder la grille 2026-2027 : elle servira de point de comparaison quand paraîtra celle de 2027-2028.
Lire la grille et poser ses questions : que prévoient les textes ?
Une grille se lit avec trois questions. Quel est le statut de l’établissement : en gestion directe, conventionné ou partenaire ? La contribution aux pensions concerne les deux premiers. Que paie-t-on une fois, et que paie-t-on chaque année ? Le tarif dépend-il de la nationalité de l’élève ? Dans les établissements en gestion directe, la grille 2026-2027 du réseau EFM distingue les élèves français des élèves d’autres nationalités.
Les règles d’information des familles sont écrites. Pour les établissements en gestion directe, la circulaire de l’AEFE sur le recouvrement des frais de scolarité demande que les décisions tarifaires soient « affichées dans l’établissement, en un lieu accessible aux parents », et que le conseil d’établissement soit « clairement informé de l’utilisation des fonds versés par les familles », par une présentation du budget et de son exécution. Une question sur une facture se pose à l’agent comptable de l’établissement. Une famille en « difficultés économiques avérées » peut se voir proposer un paiement échelonné.
Le conseil d’établissement est le lieu où ces choix se discutent. Selon la circulaire de l’AEFE sur les instances, dans les établissements en gestion directe, les représentants élus des parents et des personnels sont consultés en amont du budget sur les orientations financières, « notamment l’évolution des frais de scolarité et des projets immobiliers » ; leurs observations sont présentées en conseil et annexées à son procès-verbal, puis le conseil d’établissement donne un avis, par un vote, sur le budget. Dans les établissements conventionnés, le budget fait l’objet d’une « information détaillée » (circulaire AEFE n° 0732 du 21 juin 2022, copie publiée par le SNES-FSU). Chaque parent qui exerce l’autorité parentale peut voter aux élections des représentants des parents, et s’y présenter.
Bourses scolaires : qui y a droit, et que couvrent-elles ?
La bourse scolaire est accordée par l’AEFE, sous conditions de ressources, à un enfant de nationalité française (AEFE, « Critères et modalités d’obtention »). L’enfant doit :
- avoir au moins trois ans au cours de l’année civile de la rentrée ;
- résider au Maroc avec sa famille (au moins un parent ou un tuteur légal) ;
- être inscrit au registre des Français établis hors de France, comme le parent qui fait la demande, quelle que soit la nationalité de celui-ci ;
- fréquenter, en règle générale, un établissement homologué, et suivre les cours avec régularité.
Les résultats scolaires n’entrent pas en compte. Le barème part d’un quotient familial, calculé une fois déduits les frais de scolarité et pondéré par le coût de la vie du pays ; la bourse ne se cumule pas avec les prestations de la caisse d’allocations familiales française, et l’ambassade signale un seuil d’exclusion lié au patrimoine. Un enfant qui n’a pas la nationalité française n’y a pas accès ; pour un enfant franco-marocain, c’est la nationalité française qui compte.
La bourse couvre tout ou partie des frais de scolarité. L’AEFE la verse directement à l’établissement, qui la déduit de la facture. Selon l’ambassade de France, elle peut aussi prendre en charge certaines dépenses annexes, comme le transport ou les manuels, mais pas les activités extrascolaires ; et son obtention « ne constitue pas un droit et doit faire l’objet d’un réexamen chaque année » (ambassade de France au Maroc, page « Bourses scolaires »).
Bourse et inscription sont deux démarches distinctes. Selon l’AEFE, la demande de bourse « est indépendante de la procédure d’inscription de l’enfant dans l’établissement scolaire lui-même ». Les deux calendriers se chevauchent pourtant : pour la rentrée 2026, l’admission dans le réseau EFM se demandait du 5 janvier au 11 mars 2026, et les bourses, à Rabat et à Casablanca, dès la mi-décembre 2025. Une famille qui vise une première inscription a intérêt à interroger le service des bourses de son consulat dès l’ouverture de la campagne.
Bourses 2027-2028 : quand déposer son dossier au Maroc ?
Selon les consulats de France au Maroc, la première campagne de bourses 2026-2027 s’est close entre le 30 janvier (Rabat) et le 16 février 2026 (Marrakech).
Chaque consulat fixe son calendrier, ce que rappelle la FAQ bourses scolaires de l’AEFE. Les dates générales qui circulent en ligne ne valent donc pas pour tout le Maroc. Voici celles de 2026-2027, d’après la page de l’ambassade et les notices des consulats de Casablanca et de Marrakech :
| Circonscription | Première campagne 2026-2027 | Seconde campagne (été 2026) |
|---|---|---|
| Rabat | Dépôt recommandé dès le 17 décembre 2025, au plus tard le 30 janvier 2026 | Non indiquée sur la page |
| Casablanca | Du 15 décembre 2025 au 13 février 2026 | Du 6 juillet au 4 septembre 2026 |
| Tanger | Au plus tard le 13 février 2026 | Au plus tard le 11 septembre 2026 |
| Marrakech | Au plus tard le 16 février 2026 | Au plus tard le 14 septembre 2026 |
| Fès | Non indiquée sur la page | Au plus tard le 25 septembre 2026 |
| Agadir | Non indiquée sur la page | Du 3 août au 19 septembre 2026 |
La première campagne s’adresse aux familles déjà installées ; la seconde sert surtout aux nouvelles installations, aux changements de situation et aux demandes de révision. Au 19 octobre 2026, la page de l’ambassade ne donne encore aucun calendrier pour 2027-2028. Si le rythme de l’an dernier se répète, la première campagne ouvrira vers la mi-décembre 2026 et se refermera entre fin janvier et mi-février 2027 : une hypothèse, à confirmer sur la page de votre consulat.
Trois préparatifs se font dès maintenant. Vérifiez que l’enfant et le parent demandeur sont bien inscrits au registre des Français établis hors de France, auprès du consulat dont vous dépendez (notre article pour s’installer à Marrakech en famille en donne les repères). Prévoyez un rendez-vous pour une première demande : à Casablanca, les familles qui demandent une bourse pour la première fois sont reçues en entretien, et le consulat de Marrakech reçoit les dossiers sur rendez-vous. Rassemblez les justificatifs de l’année civile : pour la campagne 2026-2027, Marrakech demandait par exemple les relevés bancaires de toute l’année 2025 et une attestation d’imposition ou de non-imposition. La plateforme en ligne Scolaide existe, mais plusieurs consulats recommandent le dépôt sur papier.
L’Excellence-Major : une bourse pour les études en France, pas pour le lycée
La bourse France Excellence-Major est d’une autre nature. Selon l’AEFE, elle permet aux meilleurs bacheliers étrangers des lycées français du monde de suivre des études supérieures en France ; le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et l’AEFE la financent, Campus France en assure la gestion (AEFE, « Devenir boursier France Excellence-Major »). Elle s’adresse à des élèves de terminale qui ne possèdent pas la nationalité française : un élève marocain peut y prétendre, pas un élève binational franco-marocain.
La sélection se fait sur le dossier. Le candidat doit être présélectionné par le proviseur de son lycée, puis saisir son dossier en ligne, sur l’application Cascade ; en 2026, cette saisie a eu lieu du 16 février au 12 mars. La commission se réunit chaque année courant mai et classe les candidats selon leurs résultats, la cohérence de leur projet, leur implication dans la vie de l’établissement et leur motivation. Le versement définitif suppose la mention très bien au bac et l’inscription confirmée dans la formation annoncée. La bourse court sur cinq ans au plus, le temps d’un master 2, et donne le statut de boursier du gouvernement français, avec des facilités pour le visa et, parfois, un logement en résidence universitaire. Environ 200 nouveaux boursiers entrent chaque année dans le programme.
Pour un élève de terminale en 2026-2027, la question se pose dès janvier 2027, auprès du proviseur ou du référent orientation. Les autres étapes vers les études en France sont décrites dans notre article sur le bac français à Marrakech.
Notre conseil, au centre Wizaide à Guéliz : inscrivez dès maintenant dans l’agenda familial la campagne des bourses de votre consulat et, pour une nouvelle inscription, celle des admissions du réseau, puis gardez la grille 2026-2027 à portée de main. Quand les chiffres de 2027-2028 paraîtront, vous saurez ce qui a changé, et vous pourrez poser vos questions au bon endroit : l’agent comptable pour une facture, les représentants des parents pour le budget, le consulat pour la bourse.
En résumé
- Selon les consulats de France au Maroc, la première campagne de bourses 2026-2027 s’est close entre le 30 janvier (Rabat) et le 16 février 2026 (Marrakech).
- Selon l’AEFE, les mesures de sa réforme entreront en vigueur à la rentrée de septembre 2027, et le système de contributions sera refondu à partir de janvier 2028.
- La réforme de décembre 2025 : les établissements en gestion directe et conventionnés financent 35 % de la part employeur des pensions civiles en 2026, puis 50 % en 2027.
- Rentrée 2026 : hausse ramenée de 7 % à 6 % dans le pôle Rabat-Kénitra, et pas de droits annuels d’inscription dans les établissements en gestion directe ; pour 2027, l’intention de ne plus reporter la hausse du budget sur les familles, sans chiffre.
- Bourse et inscription : deux démarches et deux calendriers ; la bourse, réservée aux enfants français, se redemande chaque année.
- Excellence-Major : une bourse d’études supérieures en France pour les élèves de terminale qui n’ont pas la nationalité française.
Questions fréquentes
Les réponses qu'on donne le plus souvent au centre.
Les frais des établissements français au Maroc vont-ils encore augmenter en 2027 ?
C'est probable, mais la grille 2027-2028 n'est pas publiée au 19 octobre 2026. La part des pensions civiles financée par les établissements passe de 35 % à 50 % en 2027, comme l'a rappelé un député en commission des finances de l'Assemblée nationale. L'AEFE annonce une réforme appliquée à la rentrée de septembre 2027 et dit vouloir donner de la « prévisibilité » aux familles ; son directeur général dit vouloir « éviter de transférer à l'avenir, sur les frais d'écolage, donc sur les familles, l'augmentation tendancielle du budget » (Lesfrancais.press, 19 août 2026). C'est une intention, pas un engagement chiffré : la grille 2027-2028 de votre établissement fera foi.
Qui peut demander une bourse scolaire au Maroc ?
Un enfant de nationalité française, âgé d'au moins trois ans au cours de l'année civile de la rentrée, qui vit au Maroc avec sa famille, inscrit, comme le parent qui fait la demande, au registre des Français établis hors de France, et scolarisé en règle générale dans un établissement homologué. L'attribution dépend des ressources et du patrimoine de la famille, pas des résultats scolaires (AEFE, « Critères et modalités d'obtention »). Un enfant qui n'a pas la nationalité française n'y a pas accès.
Quand déposer une demande de bourse scolaire pour 2027-2028 ?
Le calendrier 2027-2028 n'est pas publié au 19 octobre 2026, et chaque consulat fixe ses dates. Pour 2026-2027, la première campagne a ouvert à la mi-décembre 2025 à Rabat et à Casablanca ; elle s'est close le 30 janvier 2026 à Rabat, le 13 février à Casablanca et à Tanger, le 16 février à Marrakech (page « Bourses scolaires » de l'ambassade de France au Maroc). Une seconde campagne, l'été, sert surtout aux familles arrivées depuis ou dont la situation a changé. Surveillez la page de votre consulat dès décembre.
La bourse scolaire garantit-elle une place dans l'établissement ?
Non. Selon l'AEFE, la demande de bourse « est indépendante de la procédure d'inscription » de l'enfant dans l'établissement (FAQ bourses scolaires de l'AEFE). L'admission suit sa propre campagne, en ligne sur le site du réseau Enseignement français au Maroc : pour la rentrée 2026, elle s'est tenue du 5 janvier au 11 mars 2026. Si la bourse est accordée, l'AEFE la verse à l'établissement, qui la déduit des frais.
Qu'est-ce que la bourse Excellence-Major de l'AEFE ?
Une bourse d'études supérieures en France, financée par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et l'AEFE, et gérée par Campus France. Elle s'adresse aux élèves de terminale des établissements homologués qui n'ont pas la nationalité française : présélection par le proviseur, dossier en ligne, commission courant mai, puis versement si l'élève obtient la mention très bien au bac et confirme son inscription. Elle couvre jusqu'à cinq années d'études, le temps d'un master 2 (AEFE, « Devenir boursier France Excellence-Major »).
Des droits annuels d'inscription ont-ils été créés dans les établissements de l'AEFE ?
Pas dans les établissements en gestion directe. Envisagés en janvier 2026 dans certains pôles, ils ont été abandonnés « dans tous les pôles », selon des sources de l'ambassade de France citées par Yabiladi (16 février 2026). La grille 2026-2027 du réseau Enseignement français au Maroc ne prévoit, pour ces établissements, que des droits de première inscription et des frais de scolarité annuels. Certains établissements partenaires appliquent en revanche des frais annuels de réinscription : lisez la grille du vôtre.
Que faire si l'on a du mal à payer les frais de scolarité ?
En parler tôt à l'établissement. Pour les établissements en gestion directe, une circulaire de l'AEFE prévoit qu'en cas de « difficultés économiques avérées », l'établissement peut proposer un paiement échelonné, formalisé par un accord signé par la famille et l'agent comptable (circulaire AEFE n° 1088 du 16 mars 2015). Pour un enfant français, une demande de bourse reste possible au consulat, y compris à la seconde campagne quand la situation de la famille a changé.
Sources citées
- compte rendu de séance publié par le SNES-FSU · hdf.snes.edu
- commission des finances de l'Assemblée nationale · assemblee-nationale.fr
- circulaire AEFE n° 1088 du 16 mars 2015 · aefe.gouv.fr
- Yabiladi, 6 février 2026 · yabiladi.com
- Yabiladi le 16 février 2026 · yabiladi.com
- Hespress, 27 janvier 2026 · fr.hespress.com
- Bladi, 13 mai 2026 · bladi.net
- Bladi, 22 mai 2026 · bladi.net
- « Frais de scolarité & DPI – rentrée 2026 » · efmaroc.org
- Le360, 22 janvier 2026 · fr.le360.ma
- Bladi, 12 février 2026 · bladi.net
- AEFE, message du 1er septembre 2026 · aefe.gouv.fr
- Lesfrancais.press, 19 août 2026 · lesfrancais.press
- circulaire AEFE n° 0732 du 21 juin 2022, copie publiée par le SNES-FSU · hdf.snes.edu
- AEFE, « Critères et modalités d'obtention » · aefe.gouv.fr
- ambassade de France au Maroc, page « Bourses scolaires » · ma.diplomatie.gouv.fr
- FAQ bourses scolaires de l'AEFE · aefe.gouv.fr
- Casablanca · ma.diplomatie.gouv.fr
- Marrakech · ma.diplomatie.gouv.fr
- AEFE, « Devenir boursier France Excellence-Major » · aefe.gouv.fr
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