La pédagogie inversée (ou « classe inversée », *flipped classroom* en anglais) bouleverse le schéma classique : l'élève étudie le cours seul à la maison (vidéo, lecture, podcast), et le temps de classe est utilisé pour les exercices, débats, projets avec l'enseignant disponible pour aider individuellement. Théorisée par les enseignants américains Jonathan Bergmann et Aaron Sams en 2007.
Avantages mesurés : (1) l'élève peut revoir la vidéo à son rythme (pause, replay, accélération), (2) l'enseignant utilise mieux le temps présentiel pour la pratique active et le coaching individuel, (3) les élèves en difficulté reçoivent plus d'attention car l'enseignant est libéré du cours magistral, (4) la différenciation pédagogique devient possible en classe.
Profils favorisés : élèves visuels (qui retiennent mieux par la vidéo), élèves autonomes (capables de travailler seul à la maison), élèves rapides (qui s'ennuient au rythme moyen) et élèves lents (qui ont besoin de revoir plusieurs fois). C'est l'une des rares pédagogies qui sert simultanément le haut et le bas de la classe.
Limites importantes : la pédagogie inversée suppose que l'élève fasse vraiment le travail à la maison. Sinon le système s'effondre. Elle est donc moins adaptée aux élèves démotivés ou en grande difficulté. Elle demande aussi un investissement initial massif côté enseignant (créer ou sourcer les vidéos).
Au Maroc : expérimentée dans certains lycées de mission française, écoles privées innovantes et établissements pilotes du MEN. Wizaide utilise ce modèle dans ses [cours d'anglais de communication](/formationanglaisdecommunication/) où les leçons grammaire sont en vidéo, et les séances présentielles sont consacrées à la pratique orale et au coaching individuel.