Le burn-out scolaire est un épuisement physique, émotionnel et cognitif lié à une surcharge scolaire prolongée. Phénomène en hausse documentée depuis 2015 (Inserm, OCDE), particulièrement chez les élèves de classes préparatoires (CPGE), lycéens en filière sélective (Mathématiques+), candidats aux concours médecine/CNC, et perfectionnistes qui s'imposent une exigence impossible.
Symptômes clés (3 dimensions, comme le burn-out professionnel adulte) : (1) Épuisement émotionnel — fatigue chronique non récupérée par le sommeil, sensation de vide. (2) Cynisme/dépersonnalisation — perte totale d'intérêt pour les matières autrefois aimées, distance froide aux camarades/profs. (3) Sentiment d'inefficacité — chute drastique du sentiment de compétence (« je ne sais plus rien »).
Signaux corporels : troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie), maux de ventre récurrents, maux de tête, perte ou prise de poids inexpliquée, infections à répétition (système immunitaire affaibli), irritabilité, larmes faciles, crises d'angoisse au moment des contrôles.
Causes profondes : surcharge objective (>50h/semaine), pression parentale (souvent involontaire), comparaison sociale anxiogène (réseaux, classement classe), perfectionnisme intériorisé (« seul 18 est acceptable »), manque de sommeil chronique (<7h/nuit en CPGE), isolement (plus de hobbies, plus d'amis hors étude).
Récupération : pause forcée (1 semaine minimum, parfois plus), accompagnement psychologique (psychologue ou psychiatre selon gravité), restructuration des objectifs (souvent trop ambitieux), apprentissage de l'auto-compassion (Kristin Neff), retour progressif aux activités plaisantes. Prévention : le [coaching scolaire](/coachingscolaire/) identifie les signaux précoces (chute de la qualité du sommeil, retrait social) avant l'épuisement complet. Voir aussi [comment gérer le stress des examens](/quand-le-stress-te-paralyse/).